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David BartholoméArtiste

Biographie

 


Chanteur et leader du groupe belge Sharko, David Bartholomé poursuit aujourd’hui son parcours oblique et décalé avec un premier album solo: « Cosmic Woo Woo ». Un album réunissant onze titres qui témoignent d’un univers intime et habité. Onze titres d'un artisan de la chanson pop-folk, forgeant son ouvrage à l'ancienne, dressant un spectre acoustique, brillant et foutraque. 


De l’envolée lyrique de « Mars » au magnifique « Never » en passant par l'accrocheur « In The Middle Of », cet album permet à David Bartholomé d'offrir d'étonnantes textures sonores dans une gamme de climats, riches et variés.


Après Sharko, l’album solo
Après avoir assuré des centaines de concerts, publié cinq albums, un « Best Of » et un livre-recueil du Sharko-Journal, une pause, évidente, s’est invitée dans le parcours du groupe. David Bartholomé s’est donc attelé à explorer de nouvelles voies ou à en prolonger d’autres.

« Etant l’auteur-compositeur de Sharko, il m’arrivait de proposer des chansons qui étaient mises à l’écart; parce qu’elles étaient peu évidentes à mettre en place dans une formule trio-pop-rock ou qu’elles ne convenaient pas aux albums en chantier d’alors. Je voulais délivrer cette frustration et me pencher sur ces pierres à polir. Je tenais ça en moi, il fallait que je le sorte. C'étaient des chansons ovnis. D'un côté, avec Sharko, il y avait ce circuit de chansons pop, radiophoniques et, d'un autre côté, j'avais des sortes d'évanescences, de phosphorescences, que je ne savais pas très bien comment articuler. »
« Par ailleurs, après « Dance on the Beast », j’ai ressenti le besoin de revenir à l’essentiel et de dépouiller un peu le tableau… même si je me suis très vite retrouvé avec une chorale de vingt chanteurs et une fanfare!»


L’album « Cosmic Woo Woo »
« C’est un album imagé, même… cinématographique, je suppose. Cela s’explique sans doute par le fait que j’ai particulièrement privilégié les atmosphères… et par le fait que je visionne beaucoup de films. Au cinéma, il m’arrive d’être ému parfois même par une scène à priori quelconque. Je m’interroge souvent: « Pourquoi telle scène est-elle magnifiquement intelligente et comment puis-je la traduire en musique avec mes outils? »


« Prenons « Never », qui serait disons un hommage au cinéma de Paul Thomas Anderson en général et à « There Will Be Blood » en particulier. Et si « Speak Out » était un film, ce serait un road-movie, une balade entre « Badlands » de Terrence Malick et « Sugarland Express » de Spielberg, avec un épilogue sur les quais du canal de Bruxelles en 1930. »


« Je me suis senti libre de tenter des choses sans me soucier de la formule « trio rock » ou du rendu sur scène. J’ai suivi l’enthousiasme, au gré des rencontres. Il y a donc beaucoup de collaborations. J’ai croisé une cantatrice de l’Opéra de la Monnaie de Bruxelles, Anne-Fleur Inizan, géniale et truculente; elle a participé à quelques chansons, c’est une des belles expériences de l’album. J’ai entendu ce joueur de fiddle dans un pub irlandais à Bruxelles un soir, je l’ai invité sur le champ à enregistrer quelques titres. Même chose pour la fanfare, les chorales ou Haleh Nasiri, une chanteuse iranienne, qui a posé sa voix sur « Never ».  


« Pour Hawksley Workman, ce fût tout aussi simple. Nous nous sommes croisés à Paris. Il m'a posé des questions sur la Belgique, mon album solo, les chansons. On a longuement disserté sur la politique de nos pays respectifs, sur notre enfance... Il s'est soudainement assis pour écrire ce texte qui a semblé jaillir. Je lui ai évidemment proposé de l'interpréter lui-même.»


L'album « Cosmic Woo Woo » en quelques mots:


« Mars »: « La chanson m'est apparue dans un instant de grâce. Se bousculaient dans ma tête: la nuit, Los Angeles, les grillons, les films série Z américains... Orson Welles jeune qui fait de la radio et tourmente des millions d’auditeurs... « Zodiac » de David Fincher... Les tartes à la crème dans « Dr Strangelove » de Kubrick quand ils disent: « Gentlemen, you can’t fight in here! This is the War Room! »

« Sing »: « Une comptine qui se déliterait en cours de route vers un dénouement menaçant. Comme si le Club des Cinq faisait de la musique avec une approche Bristol Trip Hop. »


« In The Middle Of »: « J’avais en tête le vague souvenir du clip « Come on Eileen » des Dexys Midnight Runners, dans lequel ils sont tous habillés de salopettes en jean et de bandeaux rouges. Et pieds nus, si je me souviens bien. Je voulais faire une chanson comme ça; « salopette et bandana » et « West Side Story » si possible en plus. Les rebonds et ressorts des phrases « In the middle of, in the middle of, in the middle, in the middle of » ont guidé le reste. »


David Bartholomé en concert


David défend désormais son répertoire seul en scène, jouant de plusieurs instruments. « Proche du stand-up américain ou des chansonniers parisiens des trente glorieuses, son tour de chant oscille entre chansons fortes et autres histoires légères contées avec humour.» 
David fait également de temps en temps appel à une troupe de théâtre issue du Cours Florent (« La Fabrique ») pour ponctuer ses spectacles. «C'est une belle collaboration, ils ont une belle fougue. Quand ils viennent, ils chantent, ils dansent, ils ont un univers fort pour s'approprier certaines chansons, ils sont très talentueux. A leur côté, j'ai parfois l'impression d'être dans un film de Jacques Demy.» 


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Les cinq albums de Sharko en quelques mots


« Feuded » (1999): « Esquisse brute et frustre. Une vraie libération. »


« Meeuws2″ (2001): « Contient le single « I went down » qui nous a vraiment propulsé. »


« III » (2004): « Reste peut-être le plus apprécié. En tout cas par nous! »


« Molecule » (2006): « A connu le succès le plus retentissant. »


« Dance on the Beast » (2009): « Un album ambitieux mais pas toujours bien compris. «Yo Heart» est beaucoup passé en radio. »


« BeAst Of Sharko – Best Of » (2010): « Un parcours croqué et photographié. Une carte postale avec des souvenirs. Contient en bonus « We Should Be Dancing » de Variety Lab! »


Le fameux « Journal »


En 2009, David a publié un livre (« Journal 2003-2009 ou comment en voulant grimper, j’ai construit une échelle en abattant un arbre au lieu de monter à l’arbre ») qui est la version papier du journal qu’il tenait en ligne sur le site du groupe.
« Sans complexe, déjouant les formules consacrées, malmenant la grammaire, dévoilant avec une honnêteté désarmante les aléas du métier, ce livre recueille ici un peu plus de cinq années de « Journal »; autant de phrases surréalistes et autres récits doux-amers ». (D’après l’avant-propos.)


«Voix lactée, images filantes... un chanteur sur orbite.» (Julie Luong - VICTOIRE)


«Il y a plein d'autres bonnes surprises dans cette plaque originale qui ressemble tellement à son auteur, tout en lui ouvrant de nouveaux territoires, des horizons débridés, un nouveau souffle salutaire.» (Thierry Coljon - LE SOIR)


«D'une surprenante retenue, il signe un album touchant et fantaisiste conçu pour son timbre écorché.» (G.P. - TÉLÉ-MOUSTIQUE)